En vrac #3 – Fractales

  • Je vis l’é­cri­ture d’un roman comme la construc­tion d’un sys­tème de frac­tales. C’est sans doute remâ­cher une vieille lec­ture sur les tech­niques d’é­cri­ture, réin­ven­ter la roue, que d’u­ti­li­ser cette image, mais il me semble que c’est la plus juste : on dessine/pressent d’a­bord une forme géné­rale, puis l’on se plonge dans le détail de cette forme, et cette plon­gée dans les formes inté­rieures per­met en retour de défi­nir avec plus de pré­ci­sion la forme géné­rale, et d’af­fi­ner peu à peu les formes de toutes les échelles inter­mé­diaires, dans un mou­ve­ment d’aller-retour per­pé­tuel. Plus on avance dans le tra­vail, plus on des­cend à l’é­che­lon infé­rieur, plus l’on pré­cise les détails, et plus la forme d’en­semble se des­sine. C’est une explo­ra­tion simul­ta­née de tous les niveaux.
    Le degré le plus bas, c’est la phrase, le mot, le style : la porte d’en­trée vers le roman, et en même temps son véhi­cule tout le long. C’est ain­si que le style et l’in­trigue sont construits en miroir, que le fond et la forme se répondent.

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